KMK 2019

LE KOLEKTIF MAS KILTIREL (KMK) POURSUIT LES ACTIVITÉS DE SON 15E ANNIVERSAIRE.

Avec les groupes :

– San chenn de la Martinique, représenté par son Président Hervé CLAUDE.

– Le Mouvman kiltirel Ijakata de la Guyane, représenté par sa Présidente Muriel TORVIC.

– Le Kolektif Mas Fwans (KMF), représenté par son Président Patrice GANE et ses membres Rony LENGRAI (Président de KA fraternité) et Philippe CLAUDE. 

– Le réseau Mouvman kiltirel MAS A PO de Guadeloupe et leurs partenaires s’étaient donnés rendez-vous vendredi 24 mai, à la MJC des Abymes entre 18H40 et 21h40.

Avec la participation de :

– Christian CÉCILE et François REZKI de l’universitaire de la Guyane

– Nadège SAHA de REPRIZ et des membres et sympathisants du KMK.

Ils se sont rencontrés sur le thème : « Point sur nos réalités et nos projets, pour des perspectives (associatives et en inter associations…) »

Les participants sont d’accord sur les points suivants :

Cette première rencontre du 24 mai 2019 est une réussite. Elle ouvre de nouveaux espaces pour chacune des organisations et pour des actions communes. Et la dynamique devrait s’étendre au-delà des territoires couverts par les quatre principales organisations que sont :et d’autres  San chenn, Ijakata, KMF et KMK.

L’expérience ; voire l’expertise MAS A PO dépasse les limites de notre archipel. Tout au moins dans les territoires précités, des guadeloupéens s’informent, se cultivent, portent leurs contributions pour que la culture MAS A PO s’installe et participe encore plus aux formes d’expressions des carnavals. Les MAS A PO de Guadeloupe émerveillent. Des martiniquais, des guyanais et autres voudraient se transformer et débouler comme cela se fait en Guadeloupe.

Chacune des organisations invitées pratique à un stade différent. La demande d’informations et d’accompagnement par les acteurs de Guadeloupe est forte.  

Durant les trois heures d’échanges trois dimensions ont été visitées ou revisitées.

1- Le carnaval

Il a été rappelé que le carnaval est une grande fête populaire avec des valeurs culturelles d’identité, voire identitaires. Que nous sommes considérés comme des peuples dansants et chantants. Dans nos lieux respectifs nous sommes attendus. Comment imaginer un carnaval sans : Ijakata, San chenn, Ka fraternité et les dizaines de groupes de Guadeloupe ?

Les participants se sont retrouvés autour de valeurs nuancées et complémentaires portant sur tout au moins sur le carnaval : une culture vivante, un cycle de vie, une identité, de la territorialité, de la proximité de société dans la société, de la participation, de la ferveur populaire.

Et les MAS A PO sont-ils reconnus à leur juste valeur ?

2- Maîtriser les fondamentaux

Les fondamentaux des MAS A PO résultent de valeurs de chacune des composantes de notre multiculturalisme (Afrique, Caraïbe, Europe, Indiens…) et de notre positionnement et production des temps actuels.

Nous soulignions aussi qu’un point de vue individuel ne peut être au mieux qu’une contribution au phénomène MAS A PO et non la vérité du mouvement.

La pertinence et la durabilité du mouvement reposent sur nos engagements à ne pas rompre la communication objective entre eux d’une part et les autres d’autre part.

3- Accentuer les logiques de communication et conforter les réseaux

-Les organisations San chenn, Ijakata, KMF, KMK et son réseau ont une histoire commune. Elle doit être connue et partagée. Et ensemble construire leurs devenirs…

Nous, les organisations San chenn, Ijakata, KMF, KMK avons des pans de nos pratiques et plus globalement des pans de la culture MAS A PO à explorer, à partager…

En guise de synthèse

San chenn, Ijakata, KMF, KMK ont de commun :

– Une certaine idée de leur histoire mouvementée sur fond d’esclavage, de colonisation, (capture, enfermement, privation de liberté, déportation, déshumanisation, massacre …).

– Leur positionnement culturel actif dans tout au moins leur environnement immédiat. 

– Une expérience pluriannuelle de prise de conscience, de lutte, d’animations, de conduites de projets, de rencontres, 

– Des réponses à l’observation et l’analyse de leur milieu et ou environnement 

– La volonté de poursuivre leur mission et leur construction

– La recherche d’outils, de moyens, de relais pour assurer leurs missions et se développer.

Nous avons des perspectives :

– Des chantiers à poursuivre, à clôturer, à ré ouvrir avec méthodologie dans tous les compartiments de notre art. 

– Resserrer les liens, consolider nos partenariats, voire l’étendre.

– Entreprendre pour une culture partagée.

– Développer des contributions annuelles et pluriannuelles

– Faciliter les immersions, échanges et découvertes. 

– Identifier les points à améliorer pour une culture inter site où inter départements ou inter-pays.

– Faciliter les rapprochements, les déplacements collectifs voyages, transports, hébergements, restauration

– Échanger des informations durant et hors saisons de carnaval.

Des attentes spécifiques

– En Martinique, Tanbou bo kannal, San chenn sont dans la mouvance, culture MAS A PO mais malgré une certaine ancienneté il reste beaucoup à faire pour que leurs pratiques deviennent populaires.

En Guyane, Ijakata, qui compte déjà 22 années d’activités est encore en phase de découverte et d’apprentissage. L’association peut compter sur la participation de guadeloupéens qui ont pratiqué en GPE et maintenant vivent en Guyane..

IJAKATA serait intéressé par un échange sur le terrain avec une délégation de la Guadeloupe. Et l’université pourrait tout au moins sous les angles socio culturel, anthropologique, des sciences sociales porter sa contribution.

  • En France les communautés des Antilles et de la Guyane sont relativement actives. Le champ

couvert est plus large que celui des MAS. Elles s’intéressent à nos cultures et nos traditions (tambour, culinaire, culturel, solidaire…). Et cela dure toute l’année.

La problématique de la sécurité est ici et là bien présente, dépassant les conséquences du phénomène de radicalisation. Cette problématique semble bien différente d’un pays à l’autre. Pourquoi de tels écarts d’un lieu à l’autre.  C’est à se demander si le mot carnaval a le même sens dans chacun de ces lieux et plus simplement comment ce sont dessinés les contours de chacun de nos carnavals ?  Il y a là, très certainement, un chantier à ouvrir*.

Les organisations ont décidé de poursuivre l’expérience des échanges. Il nous appartient d’imaginer et de nous mettre d’accord sur le plan de développement de notre projet global, la gestion des opérations spécifiques en prenant aussi en compte les dynamiques qui sont déjà en cours entre des groupes…

En résumé

Le MAS A PO sont appréciés au-delà de nos frontières respectives. Cette réalité doit être accompagnée et confortée.

La culture de nos fondamentaux ou le socle « lespwi » et pratiques des MAS APO doit être sans cesse rappelé, partagé et au besoin amendé.

Le carnet d’adresses des partenaires est un premier outil. À charge pour le KMK de tenir la première centralisation. Le KMK attend, les informations des partenaires sont attendues.

Le calendrier des évènements par région a été retenu. Il sera élaboré par chacune des organisations.

*En annexe nous proposons une grille synthétisant l’articulation de chacun des carnavals et des points à parfaire

Tableau des dynamiques MAS A PO, à parfaire

Au cours des échanges nous avons relevé quelques indications sur le contenu des évènements dans chacun des quatre lieux concernés. Ici nous rappelons quelques-uns dans la perspective de les approfondir ultérieurement

SESSION D’ÉCHANGES DU 24 MAI 2019

EXTRAIT ET SYNTHÈSE

Photos : des échanges animés

 1- de gauche à droite

Jacques SONGEONS, président du KMK

Rony LENGRAI, membre de KMF

Christain CECILE, universitaire  en guyane

Muriel TORVIC, présidente de IJAKATA

2- l’assemblée

3- Les intervenants

Alain MOZAR, secrétaire du KMK, Patrice GANE , président de KMF, Christian CÉCILE, universitaire, Muriel TORVIC, présidente de IJAKATA, Hervé CLAUDE, président de SAN chenn, Rony LENGRAI membre de KMF

Mi-carême, 2019

Chaque année l

-Le carême dure 40 jours entre le mercredi des cendres et le dimanche de Pâques.

-la mi-carême, à mi-parcours, c’est toujours le jeudi.

Oui, c’est bien dans cet ensemble que ce construisent les jours gras.

Cette année n’a pas dérogé à ces fondamentaux.

Ici et là des discussions, des échanges, des rencontres, des déboulés une diversité de positionnement et de pratiques.

On a coutume de dire que le défilé et le déboulé de la mi-carême ne se pratiquent qu’en Guadeloupe.  La mi-carême animée, fêtée dans la gaité, dans la joie fait aujourd’hui partie de nos pratiques, nos habitudes, nos coutumes de la spécificité

Aux Abymes, le char était de sortie.

Certains pensent déjà aux 08 semaines de carnaval de l’an prochain.    

DERNIERE SEMAINE DE VAVAL, 25 FEV. – 3 MARS

LUNDI, MARDI

Le carnaval est dans toutes les têtes, notamment dans le milieu scolaire et les manifestations diffèrent d’un établissement à un autre.

MERCREDI

Ouverture de l’expo LARE AN-NOU avec un jour de retard.

Dans la matinée nous organisons, à la MJC des Abymes à Providence, l’échange sur le thème

de la vie en association.

Le débat du soir n’a pas eu lieu.

JEUDI

Le débat sur le projet et la gestion du projet associatif.

La DJSCS et la CRESS en tant qu’institution ont répondu à notre invitation. Le public a manqué, mais les informations qui ont été retenues avant et plus précisément dans le cadre de préparation ont permis d’échanger sur nos préoccupations.

Nous sommes restés dans l’esprit de la démarche celle de constats et l’ouverture de chantiers.

Dans cette logique nous retenons entre autres :

– La problématique de la mobilisation des associations et des membres

– L’intérêt du public pour les mas a po

– La disponibilité des institutionnels pour accompagner les organisations qui le veulent.

L’après-midi dans l’espace Danses en initiatives jeunes, les trois groupes pressentis ont proposé leurs prestations. Le temps quelque peu capricieux a conduit à réaliser la prestation dans une des salles du pavillon.

Nous retenons des jeunes engagés et qui ont de l’ambition, leur adaptation rapide au mieux, leur dynamisme.

Les prestations de REAL DANCER’Z, DANCEYA CREW, WASHINGTON CRAZY ont plu.

VENDREDI

Dans la soirée, en petit comité, dans une bonne ambiance nous avons échangé sur quelques fondamentaux et des anecdotes.

Une soirée souvenir (1980-2004) couplée à une petite soupe à pieds de bœufs de manman.

Ici et là des animations qui réunissent des publics.

SAMEDI

Ce matin, après un départ tardif dans un Zabym-Gosié, via Lapwent, Kongo Karayib a rassemblé plus de 8 000 participants. Chaque année, sous plusieurs appellations, il est attendu, Mas maten, mas des mas, et encore…

Les images sont parlantes, de l’attention, de l’émotion, de la joie, de la souffrance. C’est bien tout cela mêlé qui fait la force de ce moment partagé.

Mas viéfo’, a traversé 05 communes et parcouru des kilomètres pour assurer sa prestation dans les rues de PAP. Avec, cette année la visite de l’exposition KMK au pavillon, où d’ailleurs un espace lui est réservé.

Le groupe, en fin de matinée, a passé un moment agréable.

DIMANCHE

Chaque année, le carnaval LAPWENT clôture les dimanches de carnaval de l’agglomération Cap Excellence. 2019, n’a pas dérogé. Carnaval unitaire pour certains, avec plus de 60 groupes, les prestations, dans l’ensemble ont plu, ont tenu leurs promesses et confortent PAP dans sa mission culturelle.

Cap Excellence a aussi mis les moyens tant au plan de la sécurité que de la valorisation socio touristique…

Les mas a Po, avec une vingtaine de groupes, sont entrés dans le circuit après 19h.Certains sont passés devant un jury inexistant, déjà parti. Cela soulève bien des questions.

Ce que pensent quelques-uns : « nous investissons, nous produisons un spectacle gratuit qui plait à des centaines, voire des milliers de spectateurs et ne voilà-t-il pas que ceux qui ont soi-disant en charge le carnaval, nous boycottent, ne nous respectent pas, nous injurient, cela n’est pas acceptable. La non reconnaissance, la dépréciation de nos pratiques durent depuis des années. Cela ne peut pas durer, Il faudra au plus vite y remédier.   

LES JOURS GRAS

LUNDI

-Matin

Le traditionnel mariage burlesque du Point ? au centre culturel Rémy Nainsouta à PAP a encore fait salle comble. Le mari, garçon volage, on nonm a fanm, ki ja é ka fè zafè rivé a mayé è madanm la kontan nonm ay. Mayé fet, pou konmen tan ?

-Après midi

Les ti mas avaient rendez-vous pour occuper les rues de PAP à débouler, foueter, chanter, crier. Les ti mas ka klé, ti nasyon a neg mawon et ti d’autres groupes ont fait leurs spectacles. Accompagnés de leurs parents, ils ont été plus de 400 à faire mas. Quelques-uns se projetant, se voyant plus grands, MAS des MAS…

-Soir

Il nous a semblé revenir aux années 2010 et plus globalement toutes ces années durant lesquelles le lundi gras en soirée les villes de St François et de Basse-Terre se partageaient le carnaval. Les groupes, les grandes pointures faisaient les spectacles. Ainsi, les extrémités de l’ile étaient animées avec du beau monde.

Mais cette année le drame a marqué la capitale, des enfants, des jeunes demeureront à jamais meurtris.

Tandis que, toujours la nuit, dans PAP, les Mas A po ont été de sortis. Mais certains fatigués ou en finalisation de préparation du mardi gras avaient déserté leur groupe.

MARDI

En 2018, avec le concours d’organisations et d’institutions, nous avons produit un excellent mardi gras. En 2019, nous ne pouvions pas régresser. C’est dans cet esprit que nous avons abordé ce mardi gras. Mais cela ne semble pas avoir été le cas. Car il a fallu encore expliquer, et se battre pour que les conditions soient réunies pour un événement de qualité.

Dans la pratique un fiasco. L’organisateur, le GCCRP a été absent….

On ne peut imaginer pointe à pitre, un Mardi Gras, sans ses MAS A PO. Car aucun groupe ne présente une tenue ou un thème déjà réalisé. C’est comme nous l’avions déjà annoncé LAPWENT AN MAWDI GRA MAS A PO. 

Les groupes étaient venus faire le spectacle. Ce dernier a été de qualité. Voukoum de Basse terre et Masanmas d’anse-Bertrand, par exemples avaient fait le déplacement

MERCREDI

Le dernier jour.

A PAP, il est déjà 18h30, les rues attendent encore les Mas.

Puis progressivement, ils semblent venir de toutes les entrées de la ville.

Une certitude, VAVAL ne dormira pas ce soir. Chacun aborde la question à sa manière avec sa culture.

Une certitude, demain sera autrement  

UNE PREMIERE APPROCHE DU CARNAVAL 2019.

Malgré un carnaval plutôt long les derniers jours ont été pleins d’évènements avec une diversité de pratiques publiques et privées.

L’intérêt des jeunes pour les MAS A PO se confirme.

Les jours gras à PAP doivent être revisités.

Nous avons avancé ou progressé dans quasiment tous les domaines et compartiments qui font l’événement :

– Arrêtés

– le parcours sécurisé

– La créativité est au rendez-vous

Nous avons de éléments pour traiter la thématique LAREL NOUS 

SEMAINE À VENIR

L’expo sera ouverte au public jusqu’à Mardi

Réunion de bilan ouverte à tous les groupes : Lundi 11 mars à 18h

 

SEMAINE DU 18 FEVRIER

Nous venons de vivre l’avant dernière semaine de la période de carnaval 2019.

Intense, elle l’a été. Visitons quelques-unes des réalisations.

L’exposition de Mas Ka Klé était dans sa troisième semaine de rencontre avec ses visiteurs. Les appréciations positives ont encore fusé.

Pour le groupe, une belle aventure, une bonne mémoire de leurs vingt années, un travail d’équipe, des solidarités, des solidarités culturelles. MKK, sort grandi. Ce qui n’a pas empêché aux centaines de ses membres de répondre aux différentes invitations de la semaine.

La seconde partie de la semaine a été marquée par le carnaval des enfants entre ateliers, défilés, bals…  Durant quelques jours les écoles élémentaires, les centres de loisirs, les crèches ont été animés.

Notre partenaire, l’association MADES, dans le quartier particulier de Boisripeaux aux Abymes avec la légendaire association MJC ont organisé, le mercredi 20 février à partir de leurs activités de loisirs et autres animations de territoire leur traditionnel défilé dans les rues du quartier. Un bon après-midi où les enfants se sont retrouvés, se sont amusés.  L’encadrement composé d’animateurs et d’habitants a assuré. Un bon espace d’échange, de convivialité qui sera certainement renouvelé l’an prochain.


Bémao mi mas

Chaque année quand VAVAL fait son « cho » dans la commune de Baie-Mahault il y a du mouvement, il y a de l’innovation. L’un d’entre eux s’est déroulé vendredi soir avec le premier déboulé des MAS A PO, un évènement souhaité par le groupe Inité MAS qui a voulu voir à ses côtés les autres groupes à l’occasion de son 15e anniversaire. Les groupes ont répondu, le centre bourg et ses environs ont été bien animés par la vingtaine de groupes qui ont traversé les terres de Guy CONQUET, Dolor…

Mas a pinti, 2ème édition, à l’initiative de Sonjé Sa à Ste Anne.

Sonjé SA, encore une toute jeune association, continue à se faire connaître, participe à de nombreuses activités de l’archipel et qui est présent quasiment tous les dimanches à Pointe-à-Pitre demeure fidèle à son projet « O’maj ». Samedi a été un temps fort pour le groupe avec le Mas a pinti, le matin qui a réuni environ 500 mas dans les rues du bourg et ses environs et en soirée a porté un échange sur les fondamentaux et quelques repères historiques des MAS de Guadeloupe. On bel jouné.

Léwoz à K’Mawon,

Dans la capitale administrative Basse-Terre, au pied du volcan K’mawon a réussi son premier léwoz. Une initiative qui a intéressé et plu aux basse-terriens et plus globalement les participants. Certains sont venus de loin pour vivre ce moment d’échanges «Léwoz an lyannaj ».

Dimanch,

Lapwent, les groues ont encore sonné, les lieux mystiques ont été visités. Le périmètre sécurisé participe à la réussite de la fête.

Dans les agglomérations et certaines communes l’esprit mas a au moins sorti quelques-uns du traintrain quotidien.

Une dimension du questionnement

Il y a de cela, quelques mois, quelques semaines, le carnaval 2019 nous paraissait long, mais ne nous voilà-t-il pas, déjà à la veille de la dernière semaine. Et pour ceux qui pratiquent c’est la dernière ligne droite. Les MAS ne s’opposent plus les questions du genre comment allons-nous faire ? Comment allons-nous physiquement traverser ces week-end ?

Marjorie, comme des milliers d’autres se dépensent, font et offrent le spectacle. Si près du but, ils ne lâcheront pas.

Une certitude, la grande majorité des acteurs a résisté. Ces acteurs préparent les quelques jours à venir pour assister VAVAL jusqu’à son dernier souffle.

Cette année encore le carnaval de ses valeurs toutes ses dimensions posent certain nombre de questions. Mais, nous semble-t-il, elles pourraient être plus nombreuses que les années précédentes.

Notre point de vu sera présenté dans quelques jours.

Bon dernier simen MAS, à venir.

PROGRAMME DE LA SEMAINE A VENIR

Du 26 février au 12 mars : EXPO KMK Thème LAREL au Pavillon de PAP de 9h00 à 19h00.

Mercredi 27 février : Prestation de danse, « Initiatives jeunesau Pavillon de PAP de 14h00 à

                                       18h00 Débat thème : « Tanbou » au Pavillon de PAP de18h30 à 21h00

Jeudi 28 février : Débat thème : « Projets et gestion de projets associatifs » au Pavillon de PAP de 8h30 à 12h00

Vendredi 1er mars : Bokantaj thème : « Acteurs, observateurs et analystes racontent les Mas a po des années 1970 à 2004 » au Pavillon de PAP de18h30 à 21h00

Samedi 02 mars: Kongo Karayib, 9ed matin Zabim-Gosier

Dimanche 03 mars : Dimanche gras. KANNAVAL LAPWENT



MONTEE EN PUISSANCE A KANNAVAL 2019.

Nous venons de vivre une semaine animée, avec tout au moins :

– L’espace de communication Mas ka klé, à PAP

– Des déboulés à B/T, Bouillante, La Désirade, aux Abymes…

– L’installation du comité « Mémwa a senjan »

L’espace de communication Mas Ka Klé était dans sa deuxième semaine d’ouverture au Pavillon à PAP avec son exposition, des débats, des rencontres. La semaine a été bien active et riche. Nous relevons l’intérêt grandissant de la population pour ce type d’animations qui a le mérite à la fois de fixer quelques fondamentaux, de permettre des échanges et d’ouvrir des perspectives.

Des déboulés à B/T, Bouillante, La Désirade, aux Abymes…

Dans diverses communes de l’archipel les groupes font vivre leur commune et plus globalement leur environnement, c’est le cas pour B/T et d’autres. Kannik, le groupe de la Désirade vient de tenir l’une de ses premières invitations. Les idées ne manquent pas pour de prochains évènements.

Bouillante cho’ a intéressé quelques groupes a po.

Aux Abymes, le week-end a été relativement animé avec des animations dès le jeudi.

Le vendredi, le lewoz, à Chazeau avec le groupe konsept kaban, a réuni son public.

Le comité mémwa a Senjan

Le comité est en cours d’installation. Il a reçu l’encouragement de parents, d’associations, de groupes, du maire des Abymes. Ce petit groupe s’était donné rendez-vous au cimetière des Abymes pour se souvenir et faire un point d’étape sur la démarche de mémoire pour Senjan. Senjan, qui nous a laissé des souvenirs dans ces deux pratiques populaires que sont le cyclisme et les mas ; voire le carnaval.

Dans le public il y avait des parents, parmi eux son fils Frédéric avec sa femme, tous deux résidants en Martinique et venus pour l’événement et une bonne dizaine de frères, cousins, neveux : Gilbert, Jérôme, Henri…, des amis et quelques-uns qui l’ont connu : Tafial, Noel… 

La MJC, qui est au cœur de l’action était bien représentée avec ses piliers que l’on ne présente plus, Fabien, Tosch, Rony, Richard… Faisaient aussi partie de la délégation Pierre Édouard DECIMUS, Philippe CALODAT, Alain MOZAR. Nous avons certainement oublié quelques participants, nous nous excusons pour ces omissions.

Ce dimanche 17 février 2019, il était un peu plus de 9h, alors que certains préparaient les événement de la 29ème édition du Doubout pou on gran vidé prévu pour 14h, quand Fabien ouvre ce moment de reconnaissance et d’échanges, une union pleine d’émotions. Senjan était parmi nous à vélo, à moto, dans son triporteur, avec son drapeau tricolore, ouvrant les courses cyclistes, ouvrant le mas hérités des Mokafa, Konkon, Tiren…, mais aussi docker, chef d’équipe en charge de l’entretien du grand marché de PAP.

Senjan, un actif depuis jeunesse, un homme d’action, un meneur d’hommes.

Senjan, le surnom du vaillant Bernardin-Germain, saint jean (1910-1960), né à Pointe d’or aux Abymes et qui repose dans la sépulture de la famille Maxo, au cimetière des Abymes, face à celle de la famille Frédéric JALTON, dans l’allée centrale.

Le comité pour faire vivre la mémoire Senjan est une idée et une démarche bien accueillies par celles et ceux que nous avons rencontrés et leurs attentes sont fortes. Le comité est aujourd’hui composé d’une douzaine de personnes. Il est convaincu d’entreprendre une œuvre utile et nécessaire pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Nous voulons mieux connaître Senjan, sa jeunesse, ses initiatives, ses engagements, son parcours et faire vivre sa mémoire.

Doubout pou on gran vidé

Durant plus de 12 heures le stade René Serge Nabajoth a vibré pour le 29ème anniversaire du KAZAKK. 63 groupes dont 22 Mas A Po avaient fait le déplacement. Ces derniers installés dans la région pointoise, pour l’essentiel, ont « dételé » après 23 heures.

Le beau temps, un soleil radieux ont été au rendez-vous pour un spectacle haut en couleurs en créations, en expressions diverses.

Le monde du carnaval, acteurs et spectateurs, chaque année, est impatient de venir aux Abymes. Cette année encore les conditions ont été réunies pour les accueillir.  

Chaque année dès que le carnaval est aux Abymes, c’est le signe que les grandes manœuvres VAVAL ont commencé, les jours gras sont dans deux semaines.

LA SEMAINE A VENIR

Mercredi 20 : Kannaval a ti moun boisripeaux à 14h00

                         Débat Mas Ka Klé au Pavillon de PAP « Carnaval de la Caraïbe à 19h00

Jeudi 21 :     Débat KMK à la MJC des Abymes « Les mouvements culturels MAS A PO et l’école »   à 8h30

Samedi 23 : Lewoz de K’MAWON à l’école Campenon à Bastè à 21h

                      Mas a penti avec Sonjé Sa à Sentann à 9h

Dimanche 24 : Bémao mi mas à 14h00

Expo KMK du 26 février au 12 mars au Pavillon de Pointe-à-Pitre thème : « LAREL A MAS A PO »

Semaine du 4 Février

Une cinquième semaine bien animée

MARDI

MAS KA KLÉ a ouvert l’exposition de son 20ème anniversaire sous l’intitulé MAS’AKSYON. En présence de son parrain Julien MÉRION.

L’occasion de rappeler, l’origine du groupe et le parcours réalisé avec son parrain et l’association qu’il préside le COREKA.

MKK, une démarche, un présent chargé de perspectives notamment avec les jeunes.

J. NANKIN a porté sa touche à la concrétisation de l’œuvre qui est offerte au public au Pavillon de la ville jusqu’au 23 février.

Le vernissage qui a eu lieu le même jour, en soirée a été l’occasion d’une visite particulière de 20 lanné pou Kilti gwadloup.

VENDREDI   

Au moins dans la grande région pointoise, la journée a été très pluvieuse, l’eau a monté par endroits. De gros grains, jusqu’à 18h. Puis, plus rien, l’eau venant du « ciel » s’est arrêtée clémence, pitié ou…, pour une soirée agréable comme les mas l’aiment.

21h30, enfin le déboulé est lancé avec une bonne quinzaine de groupes dans le circuit entre le raizet, grand camp, vieux Bourg, Capou.

Des centaines de spectateurs, tout le long du parcours. Nous avons eu doit à une diversité de thèmes, on a entre autres apprécié les groupes Voukoum et K’mawon de la Basse- terre, Sonjé Sa de Ste Anne, Mangrov la de Ste Rose…

A minuit quelques groupes étaient encore dans le circuit.

Nous avons relevé, trop d’écart entre deux groupes, plus de 15 mn par moments ; Le public le déplore.

EN PERSPECTIVES

Nous devons être à l’écoute de notre public

– Diminuer les écarts

– Tenir en haleine le public

Puis la plupart des groupes se sont retrouvés sur la scène dans la « savan TICO »

Sous un autre angle, aux alentours de minuit et demi, le groupe VIM, en tenue de circonstance et de nuit d’après les propos de certains a quitté Lauricisque pour son déboulé lannuit. Mais en fait plutôt son déboulé de grand matin, le thème « Libertinez… crazy sexy ».

Un premier arrêt dans la 1ère rue de l’assainissement, c’est l’explosion, osmose entre musiciens et danseurs, voire le public. Nou ja konnet…

Après direction lakou monbruno à vieux bourg Abymes pour un retour sur PAP par les artères principales et l’incontournable arrêt au fond Laugier.

Et la machine VIM a poursuivi jusqu’à 5h du matin…

An lagé gidon, débridaj, la y alé y alé…

SAMEDI

L’expo Mas Ka Klé est visitée et sera ouverte jusqu’au 23.

Le soir, sur la place de la Victoire, le concert a tenu ses promesses. Le public nombreux a apprécié et a été sensible au lyannaj d’artistes d’ici avec les jeunes Mas Ka Klé et les ténors d’autres groupes, et d’ailleurs avec le groupe Bois bandé (qui rappelons, an vant a bet et qui compte déjà 30 années) et des artistes de la caraïbe dont une section de soufflants.

Tandis qu’au complexe sportif de Lauricisque le groupe Masko tenait son léwoz avec des pointures Éric, Teddy, Owen et bien d’autres. Une soirée animée avec du beau monde. Balarou et autres ont craqué sous les dents des participants.

DIMANCHE

Il était plus de 18h quand les groupes, investissent PAP par toutes ses entrées ka sonné, ka chanté, ka soukré, yo kay jwen lasénisman…

Rares étaient les groupes qui n’avaient usé de la peinture, du roukou et autres, pou on dot coulè, on dot po. De beaux mélanges de naturel et d’artificiel, de traditionnel et de moderne. Pensées, gestes, rouleaux, pinceaux tout a été utile pour donner sens à l’autrement « mwen sé on dot moun ».

Des ensembles réussis qui se sont présentés au public et ont reçu ses encouragements.

Il est un peu plus de 22h30, les groupes se font plus rares, les rues se vident progressivement.

Les uns et les autres préparent le week-end prochain.

SEMAINE A VENIR

Expo MAS KA KLE au pavillon à PAP

  • Mercredi 13 débat à 19h00 : « Les musiques du carnaval »
  • Vendredi 15 débat à 19h : « L’impact du carnaval sur la société »

Vendredi : Lewoz, Chazeau, aux Abymes

                    Grande parade nocturne au Lamentin à 20h

Dimanche 17 Doubout pou on gran vidé aux Abymes

INVITATION

Le « comité Senjan » rend hommage à BERNARDIN-GERMAIN, Saint Jean, dit Senjan (1910-1960).

Au cimetière des Abymes, ce dimanche 17 février à 09h. Nous t’invitons à partager ce moment avec un souvenir, un objet, une gerbe, une boisson rafraichissante.

Contact MJC des Abymes 0590 203 154.


Vendredi, 01 février

MASSANBLAJ, une nouvelle offre

La ville de Ste Anne que l’on classe depuis des années parmi les communes touristiques inscrit le carnaval dans ses pratiques populaires, culturelles, économiques. Dans cette logique a été créé le komité kannaval sentan et l’organisation d’un carnaval, voire d’un carnaval en perspective. Ste ANNE, rappelons est une des villes historiques, culturelles de l‘archipel, porteuses de valeurs traditionnelles et de vaillants guadeloupéens.

Nous relevons aussi que la communauté d’agglomération du levant (CARL) dont fait partie Ste ANNE a souhaité offrir un espace carnaval à chacun des 04 territoires qui la composent.

Aux alentours de 20h, les mas gonflent et gonflent encore autour du rondpoint de Bois-jolan, la circulation est réglementée, la priorité est laissée aux transports collectifs.

A l’heure du départ, on compte bien une bonne douzaine de groupes MAS A PO.

Tout au long du parcours, un public relativement important, dont de nombreux touristes (en vacances avec des attentes et des exigences notamment horaires).

MASSANBLAJ, en 1ere édition avec un horaire qui interpelle, à partir de 22h30, une atmosphère un peu particulière, une brise marine enveloppante qui a semblé tout au long du parcours offrir un petit plus au spectacle.

Sainte-Anne regorge de richesses qui plaisent et attirent les MAS A PO.  Certains se rappellent la contribution du groupe GHETO au carnaval de Guadeloupe autrement et notamment l’avènement des MAS A PO.

Disons que ce 1er février 2019, a pris naissance à Ste Anne un nouvel événement culturel traditionnel et populaire

Questions :

Sainte-Anne, une commune touristique mais aussi porteuse de valeurs traditionnelles populaires, faire démarrer le déboulé à 22h30.  C’est à revoir.

Il faudra encore s’intéresser aux conditions pour l’avancée régulière des groupes.

Rendez-vous a été pris pour un déboulé de MAS A PO, l’an prochain, mais au Gosier.


Déboulé LAREL AN-NOU

Dimanche 03 février- Lapwent

Les groupes VIM, Kiles MAS, Inité mas, Chenn la, K’mawon, Sonjé Sa, Oualiäpa, Mangrov la Moun ki moun, Le point ?, Mas ka klé, Lokola, Mas a Wobè,  ont participé.

Les groupes Restan la, Ti kanno, Sek si an po, Yo min’m, Mas boko’ka, Kongout, Konbin a mas, Kiltika, Banbou, Masanmas, ont rencontré quelques difficultés. Ils n’ont pas été en mesure de participer au rendez-vous.

Du retard à l’allumage, avec un départ de l’assainissement vers 19h, puis un petit cafouillage au lancement et dans l’ordre de passage préétabli. Avec des réajustements, le groupe VIM s’est retrouvé en tête de distribution, sous le thème «bet a man ibè », ouvrant le déboulé. Un thème, un questionnement, autrement…

Ainsi, du point de départ jusqu’à la Darse (la place de la Victoire) les groupes ont joué le jeu. Certains ont bien mesuré le chemin parcouru ensemble depuis 2004, les exigences de la diversité, la nécessité de rapprocher discours et pratiques et de nous inscrire dans l’avenir partageant les valeurs de notre archipel.

Des thèmes, des sujets différents, de la recherche de la création.

Oui, ce dimanche 3 février, les groupes s’étaient donnés rendez-vous à Pointe-à-Pitre pour confirmer, asseoir leur mouvement et s’exposer dans la pluralité.

Une certitude, la majorité des groupes ont compris l’intérêt, l’importance, la nécessité d’une construction solide commune pour conforter, asseoir et donner du sens au mouvement pour chacun, pour l’ensemble et pour les générations à venir.

Nous avons pu compter sur la participation de la FGC pour garder l’esprit de la manifestation, tenir les points essentiels du parcours et réaliser le spectacle.

SEMAINE A VENIR

Samedi 9 : Déboulé a Senfwanswoi avè Yo minm

                     Lewoz a MASKO

Dimanche 10 : Mas an lari lapwent

Programme MAS KA KLE

            Du 04 au 23 février Exposition 20 ans MAS’AKSYON

            Du 08 au 09 Février Wikenn Kiltirel

                       Vendredi 08 : 20h déboulé Mas a lannuit

                                               Prestation musicale savann Tico

                       Samedi 09 : 19h grand show live place de la Victoire

            Conférences – Débat

            Mercredi 13, 19h « Les musiques du carnaval »

            Vendredi 15, 19h « L’impact du carnaval dans la société »

            Mercredi 20, 19h « Carnaval de la Caraïbe »


WEEK-END du 26 JANVIER

Samedi le carnaval était à Marie-Galante sous la thématique « woy mi mas a marigalant ». La troisième édition du genre, avec la participation de la quasi-totalité des tendances carnaval et mas du pays.

Depuis tout au moins la veille le monde de la musique traditionnelle avait commencé à descendre sur la grande galette. Malgré une pluie intermittente ceux qui ont répondu à l’invitation du groupe KILTIKA ont, vers 19h, déboulé dans les rues de Grand bourg, puis vers 22 heures ont frappé et animé le kou tanbou sur la place de l’église. Tout cela dans la bonne ambiance, la convivialité…

Dans la matinée du samedi, le groupe radical MAS a déboulé toujours dans les rues de Grand bourg en mode de vidé, entraînant une centaine de personnes dans plusieurs quartiers, mêmes les plus retirés.

Tandis que le village ouvert en priorité à la production de l’ile accueillait des centaines de visiteurs. Tissus, vêtements, boissons, alimentations divers ont été visités, ils sont passés par le filtre de l’appréciation des publics.

L’après-midi était réservé à la parade. Les caisses claires et les mas ont animé la première partie de l’après-midi. Vers 17 heures, nos MAS A PO, une bonne douzaine de groupes ont déboulé, jusqu’à tard dans la nuit.

Des groupes venus des Abymes, de Pointe-à-Pitre, de Basse-Terre et d’autres communes ont répondu à l’appel. Ils ont occupé la place centrale du bourg et plusieurs autres espaces qui ont été mis à leur disposition pour se retrouver, s’organiser, prendre des forces.

Les MAS A PO, dans l’ensemble apprécient le déplacement vers Marie-Galante à la fois parce que cela permet :

  • De construire une organisation commune (se concentrer sur le projet, se rappeler des souvenirs…)
  • Voyager (prendre le bateau, vivre des sensations différentes…)

–    Voir, revoir, visiter l’ile aux cent moulins…)

–    Visiter les usines Bielle, Pére LABAT, Bellevue et autres produits du terroir

–    Débouler avec d’autres groupes

–    ……………………..

Mais comme le disent certains, c’est toujours une expérience nouvelle, car on ne sait pas ce qui nous attend, on doit s’adapter, faire face à des situations. Et si la mer n’était pas calme, avait secoué quelques intestins, à rendre un goût amer à la bouche…

Après tout, un bilan nous semble nécessaire pour revisiter toutes les facettes du vécu de cette année dans la perspective d’une action toujours mieux concertée, partagée et porteuse.


Dimanche 27

Au pays, ici et là, les mas se sont retrouvés.

La volonté partagée pour une ville d’arts et d’histoire animée le dimanche après-midi de 17 h à 23 h se maintient. Les réunions de briefing, le jeudi à Cap Excellence sont utiles. Spectateurs et acteurs sont satisfaits, PAP reçoit son « flo » de compatriotes venus des autres communes. La fête est belle. Thèmes, tenus, coiffes, musiques s’affirment, plaisent se complètent pour des spectacles, voir le spectacle.

15 groupes ont parcouru la ville et ses alentours et ont pour l’essentiel tiré profit du parcours sécurisé.

Cependant les différents accès au fond Laugier, et ce dernier lui-même, restent problématiques, délicats.

La semaine à venir

Évènements

Vendredi 1er février : Mas a po à Sainte-Anne

Samedi 2 février : BGS, Inité Mas à Baie-Mahault

Dimanche 3 février : Déboulé a KMK : LAREL lapwent


SEMAINE DU 14 JANVIER :

– Larèl

– Rencontre avec la presse

– Samedi

– Dimanche

Revenons à un de nos fondamentaux ou larèl

  • Faire société :

Nous exprimons collectivement par nos messages, tenues, musiques…, notre approche, notre analyse, notre regard sur notre quotidien, notre environnement et plus globalement notre pays.

Notre relation à la démarche sexuée, le chloredécone, les eaux potable, agricole, pluviale, usées, l’épandage aérien, lolo mo’…   

Nous dérangeons.

C’est aussi ce qui fait la différence !…

-10 ans après le LKP

Ce dimanche 20 est une date historique, celle du quinzième anniversaire d’une nouvelle étape grand public de la lutte contre les pwofitasyon avec la contribution de MAS A PO dont Voukoum et MAS KA KLÉ tout au moins et de mas individuels tout au long des 44 jours et plus… LA GWADLOUP SÉ TAN NOU…

Cette année-là, il n’y a pas eu mas. Un seul groupe avait osé sortir à la mi-carême

  • Nos amis, nos camarades et parents en grève

Depuis 02 mois vivent toutes les phases de l’étouffement, de l’écrasement, du pourrissement de la mobilisation des salariés de Milénis et de Promocash contre la perte d’engagements acquis.

La question n’est pas exclue des observations et des discussions des MAS.

Jeudi, rencontre avec la presse au local de MAS A Wobè, au carénage

Une troisième édition plus participative que les précédentes. Les avis ont été échangés sur :

– Notre propos introductif portant à la fois sur les avancées au niveau de la sécurisation du parcours au plans administratifs et pratiques. Pourquoi et sera-t-il respecté ? Aussi, l’unanimité se fait déjà sur une meilleure fluidité, les groupes s’expriment plus facilement.

-La gêne occasionnée aux riverains par les déboulés et les entrainements. Ces derniers dépassent quelques fois 22h. Cela durera cette année 09 semaines. C’est gênant pour les enfants qui le lendemain, vont à ‘école. Dans certaines résidences du front mer par exemple dans les appartements on ne s’entend pas, Il faut des efforts particuliers pour se parler.

Toutes les parties concernées sont invitées à se parler pour s’expliquer et envisager des évolutions et d’autres solutions.

Samedi

Mangrov la an aksyon

La section de Viard Ste ROSE dès la fin de la matinée s‘anime progressivement Sonjé Sa et Klé la ont choisi de vivre quelques heures ensemble, répondant à l’invitation de mangrov la.

Le programme concocté se défile au fil des heures

Échanges individuelles, collectives, découvertes pour certains, retrouvailles pour d’autres.

Tous les espaces du site qui ont été aménagés pour la circonstance sont investis. Une demi-douzaine de tables supporte les victuailles. On kannari kontré réussi et le bar tourne à plein régime.

Les participant se plaisent, ils expriment leurs joies, participent aux activités, blagues, kout tanbou, chants, danse, sorbet…., 

Autour de 19h c’est le départ du déboulé dans les rues secondaires menant au centre bourg. Et cela pour un peu plus de 3 heures.

Le public déçu, seulement 03 groupes, un circuit différent de celui des années précédentes, après une attente longue, plus de 2 heures pour certains. Aussi la circulation est dense, très peu d’organisation.

Voilà la deuxième année de samedi MAS A PO non organisée dans le cadre de l’opération Limass.  Il faut en tenir compte aujourd’hui, puis dans le cadre du bilan de l’année que nous ferons en fin de saison.

Lewoz a chann la

Teddy PELISSIER, porte ce rendez-vous nocturne du groupe, dont l’organisation semble bien rodée avec le souci premier pour l’équipe organisatrice bien recevoir le public.

Tanbouyé, chanteurs se font et se passent la voix. Danseurs d’ici et d’ailleurs s’expriment et sur la droite la restauration n’est pas en reste.

Le temps est de la partie, progressivement la nuit laisse place au jour, l’appel de chenn la a été entendu. Nou pasé on bel moman…

Le temps est de la partie, progressivement la nuit laisse place au jour, l’appel de chenn la a été entendu. Nou pasé on bel moman…

Dimanche

Le dispositif d’encadrement est mis en place dans les mêmes conditions que la semaine dernière avec un ajustement notamment au rond-point Ignace avec des plots.

Dans les rues de PAP, il y a une quinzaine de groupes MAS A PO. Nous sommes dans la moyenne des dimanches précédents. Les thèmes sont divers, environnement, nature, projection, société…

Aux arrêts : assainissement, fond Laugier, Bergevin, le marché et principalement les deux premiers ce sont des lieux qui font sonner tous les instruments et les danseurs semblent se dépasser pour porter encore plus haut sensations, vibrations….

Les groupes ont pu circuler, s’exprimer… Cependant nous relevons notamment dans la partie allant du nord-est au nord-ouest de la ville la circulation anormale d’engins motorisés.

Un week-end animé

La presse officielle doit vérifier ses informations avant de les diffuser.

Pour le Journal, tout en couleur FA Guadeloupe, les titres du genre : CARNAVAL, dimanche tous à goyave, puis encore le week-end dernier CARNAVAL tous à Ste Rose, ne sont pas justes. Il y a du carnaval ailleurs et les MAS A PO sont à PAP et à Basse-Terre tout au moins.

Pour GPE la 1ère, annoncer, encore dans le journal du samedi à 19h, qu’il y a un déboulé de MAS A PO à Ste rose, à l’initiative du comité, alors que cela a été annulé depuis plusieurs jours, c’est très gênant.

Une publicité sur CANAL 10 présente les MAS A PO tous les dimanches à PAP en lien avec le GCCRP. C’est faux. Il n’il y a aucun lien. Au contraire. Et c’est bien le KMK, le partenaire.

Ici et là des explications sont demandées sur le parcours. Avec des questions du genre : le parcours peu explicite ? Pourquoi un parcours ? Où peut-on être sûr de voir les MAS ?  

Vendredi 04

Mas o’kannal

4ème édition du partenariat Kilti aw/Ville de Petit Canal.

6 groupes de la Grande terre ont répondu à l’invitation au premier déboulé de l’année ou tout au moins du premier dans nos communes.

Le territoire s’y prête avec une histoire forgée entre terre et mer, voire agriculture, élevage et pêche. Territoire d’une superficie de 70,5 km2, de femmes, d’hommes et de pratiques dont on parle encore trop peu. Territoire qui a de l’avenir, car il y a ici de l’assise (une histoire socioculturelle), de l’entrain (dynamisme d’acteurs), de la volonté dans l’enchevêtrement histoire, patrimoine, culture.

A Petit-Canal, on trouve les marches des esclaves, le site de Duval, l’église (une des plus ancienne du pays), l’ancien groupe scolaire du bourg réhabilité en espace culturel et d’échanges et bien d’autres potentialités à l’intérieur des terres et côté mer.

Petit-Canal en projet, en démarche d’espoir pour sortir de l’isolement, participer toujours plus activement à la CNGT, au projet guadeloupéen, avec en ligne de mire de nouvelles perspectives aux jeunes canaliens.

Observation : départ tardif, peu avant 22h. La pluie intermittente n’a pas facilité les choses.

Les groupes ont donné le meilleur d’eux-mêmes.

Il n’y a aucun groupe du nord grande terre. Il y a du travail pour remettre tout cela sur pied. Il en faudra pour reprendre les dynamiques.

L’organisation est bien faite, circuit, signalement, accueil.  Le public attendu, a répondu à l’invitation. Mais, il a trop attendu. Et il y avait trop peu de groupes.

Des impressions

« Lé mas a po dwet konprann , fo’ respekté lè. »

« Je travaille demain, Mathilde (environ 5 ans), s’énerve déjà, nous partons. Je suis venu inutilement. »

Suggestions 

Petit Canal, premier déboulé de l’année, un projet intéressant. Il faudra revoir les conditions de participation pour un spectacle réussi.

Samedi 05

Dans la matinée les mas étaient sur plusieurs fronts à animer des quartiers et centres bourgs de communes. À titre d’exemples :

– Les jeunes de Voukoum en distribution de tracts ont fait circuler l’information et rappeler le 10ème anniversaire LKP

– Lespwi la et plus précisément wabap, aux Abymes, a visité le quartier de Boisripeaux et ses environs.

22 heures, ce ne sont pas les pêcheurs de Lauricisque qui sont en activité, mais VIM qui s’apprête à partir visiter quelques rues de la ville de PAP. Les caps s’ouvrent, se ferment, s’entrouvrent… Avec la musique, un ensemble en mouvement et qui bouscule.

Et c’est déjà dimanche, depuis près de 4 heures, quand VIM se gare.

Dimanche 06

Premier dimanche, il en reste neuf. Certains y pensent, d’autres pas. Certains voudraient se ménager, d’autres ne se posent pas de question.

Une certitude kannaval pati y bien pati.

Le public et les MAS A PO se sont donnés rendez-vous notamment à Pointe-à-Pitre. Ils se sont retrouvés comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. La tendance en nombre de groupes se maintien. La saison s’annonce riche.

Des changements dans l’arrivée des groupes dans PAP.  Le Point ?  a désormais son siège à Dugazon. Le groupe quitte le rond-point Delgrès, puis déboule sur la route de Baimbridge pour rejoindre son premier arrêt sur l’assainissement.

Le spectacle se fait de toutes les entrées de la ville de Pointe-à-Pitre, nous sommes plus dans ces années où la quasi-totalité des groupes sortait de Chauvel.

Les démarches et réunions qui ont précédé le carnaval ont porté des fruits. Pour la première année, dès le premier dimanche les barrières ont été mises en place. Sur ces points Il y a des bénévoles, des agents de sécurité, le dispositif a fonctionné de 17 à 23h.

Les groupes ont déboulé aisément, avec beaucoup moins de véhicules dans le circuit. Le public a semblé satisfait.

Les groupes ont tendance à vouloir communiquer. C’est peut-être une impression.

Nous n’avons pas compris la présence de gilets orange dans le circuit. Pourquoi ? Ils ont partagé avec qui ?

SEMAINE DU 07 AU 13 JANVIER

Une semaine en double logique

D’une part, une avancée dans la sécurisation des déboulés à PAP.

Depuis au moins le début du second semestre de l’an dernier les actions se multiplient pour progresser dans la sécurisation des déboulés à PAP avant les jours gras.

La réunion du jeudi 10 à la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre a scellé la convergence de points de vue sur les déboulés, donc la manière de faire et les exigences pour des spectacles de rues, voire des évènements sécurisés, donc pour la meilleure rencontre et peut-être complémentarité entre les acteurs et les publics.

Le KMK tout en étant pas organisateur de carnaval, depuis au moins trois ans œuvre pour la valorisation des MAS A PO avec :

– Les demandes d’arrêtés pour utilisation de la voie publique à PAP et aux Abymes avant les jours gras pour ses groupes membres et ceux qui veulent s’y rattacher.

– La sollicitation des moyens d’accompagnement : barrières, signaleurs, services de sécurité de l’Etat et des communes de l’agglo.

– L’information et la communication avec les publics.

– L’information et la relation avec les groupes membres et sympathisants

D’autre part, peut-être, la semaine la moins animée du carnaval 2019 et plus précisément des MAS A PO.

Il y a eu dans l’ensemble du week-end moins d’évènements que la semaine dernière.

Vendredi soir, les Mas po avaient rendez-vous à Bouillante.

Samedi matin, les timas, mas a lajen et mas ont sillonné les rues des communes, par exemple Le groupe Sonjé sa a repris ses animations matinales dans les rues de Ste Anne.

A PAP, un dimanche o combien animé avec une trentaine de groupes dans les rues, dont une vingtaine de groupe à Po et d’autres tendances du carnaval en sus.

17h le circuit se dessine progressivement avec les barrières et les personnels annoncés.

La ville s’est transformée Ici et là, du bitume fraichement posé donne une bien meilleure allure à la chaussée. Tout n’est pas fait, il y a encore des brèches à colmater. Mais c’est bien mieux que dimanche dernier.

Un peu plus de 18h30, les entrées principales regorgent de voitures. Elles ont l’allure des jours gras. Le public prend progressivement place, Il y a du monde. Les spectateurs sont là. Les MAS le ressentent. Alors, ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Comme des réponses fouets, sons, chants se font entendre s’harmonisent. La magie du carnaval s’exprime se vit…

Les thèmes qui sont proposés sont divers. Ici et là on fait appel à la faune, aux objets de récupération (carton, journaux…)

Des avis d’acteurs :

« Il n’y a pratiquement pas de véhicules et de deux roues motorisées dans le circuit. »    

« Il y a encore des trous, mais on est bien mieux que la semaine dernière.

Nous retenons

Au fond, une avancée dans la valorisation et la reconnaissance de la période de carnaval avant les jours gras et des perspectives pour la vraie reconnaissance du carnaval de Guadeloupe du jour de l’an au jeudi de la mi-carême.